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par kolonel muller » 02 sept. 2008 17:15
Ah, excellent ton lien Ubik, y'a même la soirée punk chez REGINE...
"Cette année- là, il y eut des parties tous les soirs ou presque, certaines dans des endroits sordides, d'autres chez des enfants de milliardaires qui voulaient 'faire punk'. On eut même droit à la soirée punk chez Régine, boulevard du Montparnasse (les punks vinrent en nombre, mais ne purent pas entrer) ! Certaines parties duraient plusieurs jours, comme celle chez Martine qui était toujours accompagnée de son inséparable Nathalie, la 'Grande Gueule des Punks' au grand coeur. La plupart des premiers punks étaient très gentils, sensibles, doux, souvent timides, ce qui contrastait avec la violence de leur musique et de leurs textes."
ou
"On pourra qualifier cette première vague de punks parisiens de 'mondaine et intello' (ce n'est pas péjoratif). En effet, comme je l'ai dit plus haut, dans cette période 77-78, il y eut des teufs pratiquement tous les soirs, et les punks, qui étaient alors à la mode (on dirait aujourd'hui 'furieusement tendance'), eurent souvent l'occasion de fréquenter des milieux friqués, comme le monde des galeries d'art, du showbiz et des night clubs, et la plupart jouèrent le jeu, ne cherchant pas la provoc à tout prix. Et quand la fête était finie, certains comme Capta, Pacadis, Henri Flesh, Edwige ou Fury, finissaient volontiers la nuit dans des boîtes gay/chic comme le Sept rue Ste Anne. En mars 78, il y eut l'ouverture du Palace, et le sacre d'Edwige comme 'Reine des Punks', ce qui contribua encore plus à cette mondanisation, avec des journaux comme Façade. Et Clode, de Métal urbain, disait qu'il était probablement le seul punk à habiter dans un HLM !
Ce qui contraste avec les vagues de punks qui ont suivi, qui étaient eux bien plus authentiques, avec des groupes comme Oberkampf ou La Souris Déglinguée. Mais alors j'avais décroché depuis longtemps, le no-future, ça allait un moment... "