Les neuneus du web 2.0

Parlez de ce que vous voulez !
Louna

Re: Les neuneus du web 2.0

Message par Louna » 22 nov. 2010 12:44

.
Modifié en dernier par Louna le 14 juil. 2011 19:30, modifié 1 fois.

bunko
squatteur/euse
squatteur/euse
Messages : 307
Enregistré le : 20 janv. 2009 14:42

Re: Les neuneus du web 2.0

Message par bunko » 22 nov. 2010 13:44

Image

cherchez pas, y a pas de rapport....
le béton est armé,.. pourquoi pas vous..?
tu veux du teushi..?... oh non, tu sais moi la cuisine japonaise...

bub
pilier de bar
pilier de bar
Messages : 1189
Enregistré le : 08 mars 2005 10:25

Re: Les neuneus du web 2.0

Message par bub » 22 nov. 2010 16:10

ladytoxine a écrit :
Louna a écrit : Je ne parlais pas nécessairement d'eux, y'a plus d'une dizaine de cas recensés déjà, rien qu'avec facebook : http://www.references.be/carriere/11-fa ... e-facebook
[...] J'ignorais qu'ils étaient si nombreux !
Pareil, en même temps, il n'y a pas besoin d'aller sur le web 2.0 pour trouver des motifs de licenciements...
laberation a écrit : Comment tailler un costard à son patron

Guide de survie à l'usage des salariés qui veulent critiquer leur direction en toute sécurité.

Une première bière, une deuxième. A la troisième, l'alcool aidant, vous n'y tenez plus : «Notre patron, c'est vraiment un gros c...» L'un de vos deux collègues de travail (et de virée) acquiesce. Le second sourit, mais cache mal sa gêne. Qu'il ira le lendemain soulager auprès de votre employeur, en rapportant vos propos excessifs. La suite ? Réprimande ? Licenciement ? Et si oui, débarquement abusif, donc attaquable ? «Du fait de votre contrat de travail, vous êtes soumis à une obligation de loyauté, rappelle Me Mehdi Lefevre-Maalem. Tenir des propos insultants contre votre patron, même lors d'un dîner chez vous avec des collègues, reste fautif.» Qui plus est dans un bar, lieu public ? «Votre employeur pourra alors arguer d'un préjudice plus important lié à la publicité des propos, et la preuve de ceux-ci sera alors plus simple à apporter», complète l'avocat en droit social.

Il en est donc ainsi : le contrat de travail ne prive pas le salarié de son droit d'expression, «mais le principe de l'exécution loyal du contrat de travail impose une obligation de discrétion tant vis-à-vis des tiers à l'entreprise que des collègues», ajoute Me Christiane Féral-Schuhl.

Trop risqué le bar, ou même le dîner entre amis ? Vous décidez, titubant jusqu'à chez vous, de vous défouler sur Facebook... Première règle : on dessoûle. Les réseaux sociaux sous l'emprise de l'alcool, ce n'est jamais bon. Ensuite, il faut faire gaffe. Savoir d'où l'on parle. Et surtout à qui. L'affaire Alten peut laisser penser que sur le premier réseau social au monde, toute conversation est potentiellement publique.

Motus. Il y a d'abord, de fait, les endroits ouverts, ceux où il est possible de discuter avec des personnes n'appartenant pas à son réseau, comme les groupes et les pages de marques (consacrées à une entreprise, un site web ou une personnalité...). Dans ce cas, on est bien loin de la sphère privée. Motus, donc. A l'autre extrémité, on trouve la messagerie et les discussions instantanées : des échanges entre deux personnes. Qui restent donc dans la sphère privée. Mais vous aimeriez partager votre fine analyse avec plus d'une personne à la fois. Pour cela, il y a le «mur». Le problème, on le voit aujourd'hui, concerne bien cet espace où l'on met à jour son statut et où l'on parle de tout et n'importe quoi. Le jugement Alten l'assure : c'est parce que le mur d'un des accusés était paramétré pour être accessible aux «amis d'amis» qu'il a été considéré comme public. Le vôtre est restreint à vos amis seulement : c'est déjà bien. «Mon patron est vraiment un gr...» STOP ! Attention malheureux, il n'y a encore aucune jurisprudence sur le sujet. Mieux vaut éviter de s'épancher. Et ce conseil s'avère valable, bien sûr, pour les murs de vos amis, d'autant que vous ignorez comment ils sont configurés.

Et sur Twitter, alors ? Là, c'est clair. Même si vous avez rendu votre compte privé, tout dérapage est à proscrire. Le moindre «retweet» - le fait de diffuser à son réseau le message venant d'un autre - peut faire boule de neige. Et atterrir sur la «timeline» de @cestquilepatron. Surtout, ne vous croyez pas à l'abri derrière votre pseudo. Certes, et contrairement à Facebook, où il est d'usage d'utiliser son vrai nom, Twitter se révèle basé sur un identifiant possiblement farfelu. Mais vous n'êtes pas pour autant anonyme. Il est en effet très facile (en tout cas pour la police et pour la justice) de retrouver votre trace à partir des informations transitant sur les serveurs de Twitter.

Vinaigre. Fini Facebook, Twitter, ou autre réseau aussi social que dangereux. Mais la haine de votre boss n'est pas passée. Plus sûr, le mail ? Vous rédigez un courriel de votre messagerie professionnelle. Déversez votre bile à votre meilleur ami. Erreur fatale. Vous avez oublié d'inscrire «personnel» dans l'objet du courriel. Le patron a vite fait de récupérer le message via l'ingénieur réseau de la boîte et de découvrir votre prose. Même «privés» et envoyé à un tiers, vos propos seront alors considérés comme susceptibles de rompre le lien de confiance entre vous et votre employeur. Préparez vos cartons...

Soudain, vous vous reprenez. Vous avez lu cet article et faites figurer dans l'objet du mail la mention «personnel». En théorie, votre employeur ne peut l'ouvrir. Mais difficile pour votre collègue de l'informatique de résister à la demande du big chef. Problème : votre employeur ne pourra pas l'utiliser comme preuve, puisque celle-ci aura été obtenue de façon illégale. Mais vos relations de travail, quoi qu'il en soit, risquent de tourner au vinaigre.

Viennent des tensions dans la boîte. Votre patron a la pression des actionnaires, toujours plus gourmands : un plan de restructuration se prépare. Les syndicats appellent à débrayer. Vous vous rassemblez avec vos collègues grévistes devant l'entreprise. Les caméras de télé arrivent et vous interviewent : «Au regard des marges importantes dégagées par notre groupe, un plan de réduction de la masse salariale ne me paraît par totalement opportun.» Parfait. Vous êtes dans les clous de la liberté d'expression. Rien de ce que vous avez dit ne ressemble à du dénigrement... Sauf ? Sauf si vous êtes un cadre important, proche de la direction. C'est ainsi : le degré de responsabilité est inversement proportionnel à votre liberté d'expression. Et la remise en cause de la stratégie de la boîte sera alors moins tolérée. Seul remède : avoir un mandat syndical. Vous serez alors dans votre rôle.

Mais voilà. Soudain, la bière offerte par la CGT en ce début d'après-midi vous monte à la tête. Elle déclenche chez vous le syndrome de la Tourette, ce mal qui génère d'irrésistibles insultes... contre votre patron. Nul besoin de regarder le JT. Votre compte est bon.
j'espère que l'article n'est pas trop long : c'est juste que si je mets un lien l'article ne sera au final visible qu'aux abonné-e-s...

Avatar du membre
abFab
Administrateur
Administrateur
Messages : 858
Enregistré le : 27 août 2003 19:12

Re: Les neuneus du web 2.0

Message par abFab » 22 nov. 2010 20:40

laberation a écrit :
Il en est donc ainsi : le contrat de travail ne prive pas le salarié de son droit d'expression, «mais le principe de l'exécution loyal du contrat de travail impose une obligation de discrétion tant vis-à-vis des tiers à l'entreprise que des collègues», ajoute Me Christiane Féral-Schuhl.
voilà... c'est typiquement ça que je trouve à gerber dans l'histoire.
Autant en ce qui concerne le gugusses qui prennent facebook pour un défouloir privé, la cause est pour ma part entendue :
http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2010/ ... -facebook/
... autant la sacralisation de l'entrepriiise et la soumission de la justice à son bon vouloir sont parfaitement écoeurantes. " le contrat de travail ne prive pas le salarié de son droit d'expression, mais"... nan mais ya pas de "mais" !!
Ben si, en fait...
Pour une injure t'écopes d'une amendes... sauf si t'es "soumis à ton contrat de travail" auquel cas la punition c'est la porte. Le droit pénal soumis aux impératifs de l'entreprise. Le contrat de travail c'est vraiment une saloperie (c'est Bernard Friot qui rappelait que dans la vie d'une personne, la seule fois où on lui demandera d'abdiquer son indépendance pour un lien direct de subordination c'est quand il signe son contrat de travail) (c'est pas un con Bernard Friot)
(a)social
Mastodon : https://mstdn.io/@abFab

"Messieurs, j'ai refait tous les calculs. Ils confirment l'opinion des spécialistes : notre idée est irréalisable. Il ne nous reste qu'une chose à faire : la réaliser." (Latécoère)

ladytoxine
squatteur/euse
squatteur/euse
Messages : 428
Enregistré le : 26 déc. 2006 13:20

Re: Les neuneus du web 2.0

Message par ladytoxine » 23 nov. 2010 9:40

Louna a écrit : y'a aussi des sites [...] qui recensent les morts à venir.
Alors là, depuis le temps que je lance des paris sur Michel Sardou, ça m'intéresse carrément!
Mais quel Pied Charmant !

Avatar du membre
Starsky
pilier de bar
pilier de bar
Messages : 1176
Enregistré le : 18 mai 2006 14:40

Re: Les neuneus du web 2.0

Message par Starsky » 23 nov. 2010 21:26

ARRÊTEZ DE DÉCENTRER LE SUJET !!!
Trolls infâmes, la seule est vraie question demeure: Bilal du 9.3 s'est-il vraiment suicidé ?
(je fais mon cynique, mais j'ai toujours été pris de compassion pour ce petit gars... Internet peut-être un lourd et rude baton qui punit les ingénus, oooh, pauvre Bilal...)

Avatar du membre
Acrate33
fait partie du décor
fait partie du décor
Messages : 1359
Enregistré le : 03 juin 2006 22:18

Re: Les neuneus du web 2.0

Message par Acrate33 » 23 nov. 2010 22:07

moi perso j'étais plus dadane : une production plus conséquente, du visuel etc.

Avatar du membre
Anomalia
modérateur/trice
modérateur/trice
Messages : 1044
Enregistré le : 02 août 2006 0:45

Re: Les neuneus du web 2.0

Message par Anomalia » 24 nov. 2010 0:25

Louna a écrit :mais tu vois, moi je suis une saltimbanque et j'ai choisi comme mode de communication l'absurdité et l'emphase. Donc évidemment, tous mes messages font très premier degré, mais je comptais sur des gens comme toi pour déceler l'intention première derrière cette légèreté apparente.
Laissons à Acrate ce qui appartient à Acrate.
"I came to America because I heard the streets were paved with gold. When I got here, I found out three things: first, the streets weren't paved with gold; second, they weren't paved at all; and third, I was expected to pave them."

Avatar du membre
Starsky
pilier de bar
pilier de bar
Messages : 1176
Enregistré le : 18 mai 2006 14:40

Re: Les neuneus du web 2.0

Message par Starsky » 24 nov. 2010 10:59

Et comme le chantait si bien Bilal, d'ailleurs:
"Acrate ! Acrate !..."

Accent 9.3 en prime, t'as vu

Avatar du membre
Alcibiade
fait partie du décor
fait partie du décor
Messages : 1318
Enregistré le : 17 mai 2005 22:53

Re: Les neuneus du web 2.0

Message par Alcibiade » 24 nov. 2010 12:18

...sauf qu'il est du 9-2.
Fonthenay aux Roses, Haut de Seine.

mais on peut pas t'en vouloir, t'es du sud.

Répondre

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 19 invités