Jean-Marc Rouillan acharnement judiciare
Posté : 06 oct. 2008 13:59
JEAN-MARC ROUILLAN REINCARCERE… POUR CE QU'IL N'A PAS DIT !
Il y a deux jours, le 1er octobre, le Parquet de Paris annonçait qu'il
demandait la révocation du régime de semi-liberté auquel Jean-Marc Rouillan
était astreint depuis dix mois, et qui devait l'amener à une libération
conditionnelle en fin d'année. Cette demande doit faire l'objet d'une
audience judiciaire le 16 octobre prochain.
Or, on apprenait hier soir qu'une ordonnance de justice décidait sa
réincarcération « à titre provisoire », pour « éviter tout nouveau contact
avec les médias et sans préjuger de la décision du tribunal ».
Il est vrai que certains médias ou des journalistes à la recherche d'un
scoop* ont pu déformer ou falsifier les propos réellement tenus par
Jean-Marc Rouillan, fabriquant dans la précipitation une interprétation
mensongère qui lui vaut aujourd'hui de rester en prison. Mais cette caisse
médiatique ne doit pas détourner l'attention du contenu littéral de
l'interview de Jean-Marc Rouillan et prétendre, sans attendre l'audience sur
le fond, le sanctionner par avance… pour ce qu'il n'a pas dit !
Sa mise en cause sur la base du prétexte trouvé par l'État n'a en effet
aucun fondement juridique. Comme Jean-Marc Rouillan l'a déclaré à L'Express
: "J'ai pris connaissance de la demande du parquet de Paris de révocation de
ma semi-liberté. Ma première réaction, c'est de penser qu'il s'attaque là au
droit à la liberté de parole. Dans l'entretien que je vous ai accordé, je
n'ai enfreint aucun des termes des quatre conditions qui régissent ma
semi-liberté. Selon ces termes, je dois payer mes amendes et continuer à
rembourser les parties civiles, je ne dois pas parler des faits pour
lesquels j'ai été condamné et je ne dois ni porter ni détenir une arme. Si,
après 20 ans de prison, on doit me coller une "perpét'" pour ce que j'ai
affirmé dans cette interview, cela en dira long sur l'état de la liberté de
parole en France."
Jean-Marc Rouillan a été jugé et condamné, il a purgé sa peine. Nous
n'accepterons pas qu'on rejoue une deuxième fois son procès. Après plus de
vingt ans de résistance dans le système carcéral, il a intégralement
respecté toutes les conditions très restrictives de sa semi-liberté. Il n'y
a non plus aucun fondement juridique à exiger de lui qu'il renie son
engagement politique, passé, présent ou à venir. Nous dénonçons
l'acharnement de l'État qui se poursuit par cet odieux chantage aux regrets,
dont le but est de l'empêcher de parler et d'avoir une activité politique.
Le Collectif « Ne laissons pas faire ! » et Défense active
Paris, le 3 octobre 2008
n...@samizdat.net – http://nlpf.samizdat.net" onclick="window.open(this.href);return false; - DA : 80, rue de Ménilmontant,
75020 ; Paris
* ce qui fait écrire justement à Michel Henry : « Quand, à la suite d'une
interview, un homme est menacé de perdre sa semi-liberté, […] quelle est la
responsabilité du journaliste ? » (Libération, 3.10.08)
----------
Liberation des prisonniers d'Action directe !
Abonnez-vous a la newsletter Nlpf! :
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Il y a deux jours, le 1er octobre, le Parquet de Paris annonçait qu'il
demandait la révocation du régime de semi-liberté auquel Jean-Marc Rouillan
était astreint depuis dix mois, et qui devait l'amener à une libération
conditionnelle en fin d'année. Cette demande doit faire l'objet d'une
audience judiciaire le 16 octobre prochain.
Or, on apprenait hier soir qu'une ordonnance de justice décidait sa
réincarcération « à titre provisoire », pour « éviter tout nouveau contact
avec les médias et sans préjuger de la décision du tribunal ».
Il est vrai que certains médias ou des journalistes à la recherche d'un
scoop* ont pu déformer ou falsifier les propos réellement tenus par
Jean-Marc Rouillan, fabriquant dans la précipitation une interprétation
mensongère qui lui vaut aujourd'hui de rester en prison. Mais cette caisse
médiatique ne doit pas détourner l'attention du contenu littéral de
l'interview de Jean-Marc Rouillan et prétendre, sans attendre l'audience sur
le fond, le sanctionner par avance… pour ce qu'il n'a pas dit !
Sa mise en cause sur la base du prétexte trouvé par l'État n'a en effet
aucun fondement juridique. Comme Jean-Marc Rouillan l'a déclaré à L'Express
: "J'ai pris connaissance de la demande du parquet de Paris de révocation de
ma semi-liberté. Ma première réaction, c'est de penser qu'il s'attaque là au
droit à la liberté de parole. Dans l'entretien que je vous ai accordé, je
n'ai enfreint aucun des termes des quatre conditions qui régissent ma
semi-liberté. Selon ces termes, je dois payer mes amendes et continuer à
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affirmé dans cette interview, cela en dira long sur l'état de la liberté de
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Jean-Marc Rouillan a été jugé et condamné, il a purgé sa peine. Nous
n'accepterons pas qu'on rejoue une deuxième fois son procès. Après plus de
vingt ans de résistance dans le système carcéral, il a intégralement
respecté toutes les conditions très restrictives de sa semi-liberté. Il n'y
a non plus aucun fondement juridique à exiger de lui qu'il renie son
engagement politique, passé, présent ou à venir. Nous dénonçons
l'acharnement de l'État qui se poursuit par cet odieux chantage aux regrets,
dont le but est de l'empêcher de parler et d'avoir une activité politique.
Le Collectif « Ne laissons pas faire ! » et Défense active
Paris, le 3 octobre 2008
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75020 ; Paris
* ce qui fait écrire justement à Michel Henry : « Quand, à la suite d'une
interview, un homme est menacé de perdre sa semi-liberté, […] quelle est la
responsabilité du journaliste ? » (Libération, 3.10.08)
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