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Vendredi, le port de commerce a été bloqué jusqu'en début d'après-midi. A priori, la bombe artisanale ne pouvait exploser par elle-même.
« D'habitude, on fait une cinquantaine de couverts le vendredi midi. Là, une dizaine. » Comme l'ensemble des entreprises installées sur le port de commerce, le restaurant La Romana a vécu au coeur de l'alerte à la bombe déclenchée vendredi matin. De l'autre côté de la rue, derrière un terrain en construction, un hangar appartenant à la chambre de commerce.
C'est là que deux bombonnes de gaz, un jerrycan et deux fioles (dont le contenu reste inconnu), reliés à une batterie et un réveil, ont été découverts vers 10 h. « Nous sommes venus vérifier s'il s'agissait d'un canular ou pas », raconte un policier. Mais non, l'affaire paraît bien sérieuse. Immédiatement, « nous avons mis en place un périmètre de sécurité assez large », poursuit Jean-Pierre Condemine, sous-préfet de Brest. Le site est évacué.
Fin d'alerte à 13 h 30
Il faut dire que la zone est « complexe ». Le port de commerce de Brest abrite plusieurs entreprises classées. Dont l'usine Cargill, à 200 mètres du hangar. Elle transforme du soja importé du Brésil. Elle stocke de l'hexane, un solvant particulièrement explosif. Un peu plus loin, le site d'Imporgal (gaz naturel) est classé Seveso.
C'est dans ce milieu hostile que les démineurs de Brest interviennent. L'engin est difficile d'accès, l'intérieur du hangar étant dévasté : « Portes fracturées ou soudées, murs souillés, le tout dans un réel état d'insalubrité », commente Eric Pouder, substitut du procureur.
Quant à l'engin explosif, « soit c'était un leurre, soit la personne qui l'a monté n'y connaît rien », commente l'un des démineurs. Autrement dit, aucun risque qu'il explose par lui-même. C'est donc le service de déminage qui a fait sauter la batterie et le réveil. A 13 h 30, fin de l'alerte. Les forces l'ordre, le sous-préfet et le substitut du procureur quittent le site. La circulation est rétablie.
La police judiciaire saisie
Une enquête a été ouverte pour identifier les auteurs. Jusqu'à jeudi soir, le hangar était occupé par un squat. Ses habitants l'ont quitté d'eux-mêmes dans la soirée, mais sous la pression d'une ordonnance d'expulsion prise par le tribunal de Brest. Au profit de la CCI.
« Les murs de l'entrepôt étaient recouverts de message de provocation », relève Eric Pouder. Mais pour le moment, il se refuse à tirer des conclusions trop hâtives. Toutefois, les premières personnes que la police judiciaire cherchera à entendre sont les trois occupants du squat nommés dans l'ordonnance d'expulsion. Pour le moment, leur nouvelle localisation n'est pas connue.
Les faits sont qualifiés de « fabrication d'engin explosif ou incendiaire ». Un délit passible de cinq ans d'emprisonnement. « C'est le point de départ, nous pourrons évoluer en fonction de l'avancée de l'enquête », précise Eric Pouder. Averti, le parquet antiterroriste de Paris n'a pas souhaité se saisir de l'affaire.
Brest:Alerte à la bombe dans le hangar qui servait de squat
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RV Raya de Tuica
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