"L'impossible photographie, prisons parisiennes (1851-2010)"

Le punk n'est pas qu'une musique ! Ici on discute de l'actualité, des manifs et des résistances en lien direct avec notre culture. "Make punk a threat again", ça vous dit encore quelque chose ?!
Répondre
Avatar du membre
Anomalia
modérateur/trice
modérateur/trice
Messages : 1044
Enregistré le : 02 août 2006 0:45

"L'impossible photographie, prisons parisiennes (1851-2010)"

Message par Anomalia » 14 avr. 2010 22:30

Expo : les prisons se dévoilent au musée Carnavalet

Que sait-on de l’univers carcéral ? La photographie peut-elle rendre compte des réalités pénitentiaires ? Le musée Carnavalet présente "L'impossible photographie, prisons parisiennes (1851-2010)", une exposition de 340 photographies réalisées dans les prisons de la capitale, de 1851 à aujourd'hui. Découvrez l'exposition et tous les rendez-vous gratuits autour de l'événement jusqu'au 4 juillet 2010.

Pour la première fois, une exposition se penche et traite en profondeur l'ensemble des photographies réalisées dans l'univers carcéral parisien. Ce corpus inédit est issu d'un inventaire général de 3800 images, effectué par les commissaires de l’exposition auprès d’institutions (musées, bibliothèques, archives, agences de presse) mais aussi de collectionneurs privés.

Au final, l'exposition livre les multiples visages des prisons. Les photographies sont présentées au côté de textes littéraires et de films d'archives, mais aussi prolongées par des créations contemporaines réalisées à l’initiative du musée.

Effectués entre 2008 et 2009 à la prison de la Santé, avec l’accord de l’administration pénitentiaire, trois reportages photographiques, signés Jacqueline Salmon, Michel Séméniako et Mathieu Pernot, sont présentés en exclusivité dans l’exposition.

Ces témoignages exceptionnels et récents sur la dernière prison parisienne encore en activité sont complétés par deux commandes littéraires : une pièce sonore d’Olivia Rosenthal et un texte de Jane Sautière ainsi qu’une installation audiovisuelle réalisée par Anne Toussaint et Kamel Regaya (atelier audiovisuel de la prison de la Santé).

Offrant un regard unique sur le passé et le présent de ces lieux de détention, l’exposition est accompagnée d’un catalogue de référence. À travers l’inventaire de ce qui a été retrouvé, diverses personnalités (universitaires, historiens de la photographie, philosophes, écrivains, artistes…) analysent et décryptent ces images.

Le visiteur est ainsi amené à s’interroger sur le regard que portent la société et les photographes sur les lieux de rétention et prisons de la capitale, aux noms parfois oubliés ou méconnus : La Force, la Grande et Petite Roquette, Saint-Lazare, Sainte-Pélagie, Mazas, L’Abbaye, le Cherche-Midi, l’Hôtel des haricots, etc. Il pourra mesurer l’écart entre ce que l’on sait ou ce que l’on imagine et ce que la photographie restitue de l’univers carcéral.
"I came to America because I heard the streets were paved with gold. When I got here, I found out three things: first, the streets weren't paved with gold; second, they weren't paved at all; and third, I was expected to pave them."

Répondre

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 8 invités