Interventions des forces de l’ordre dans les raffineries et dépôts, 3 blessés à Grandpuits
FRANCE INFO - 07:44
L’accès de la raffinerie de Grandpuits (Seine-et-Marne), qui renferme un dépôt essentiel pour l’approvisionnement de la région, a été dégagé vers 9H00 par des gendarmes.
Trois membres du piquet de grève ont été légèrement blessés. La raffinerie avait été réquisitionnée tôt ce matin par la préfecture.
La police est également intervenue cette nuit pour débloquer la zone industrielle d’Amiens, dans une ambiance ultra-tendue. A Toulouse, les forces de l’ordre ont libéré l’accès au dépôt de carburant de Lespinasse, avec difficulté...
Un salarié gréviste de la raffinerie de grandpuits (Seine-et-Marne) montre ce matin à la presse le document préfectoral de réquisition du personnel
©REUTERS/Benoit Tessier
ACTUALISE A 14h50 (grève reconduite à Donges) :
Grandpuits réquisitionnée
3h30 ce matin Les gendarmes "sont devant, ils viennent déjà de notifier les réquisitions des salariés par le préfet de Seine-et-Marne"… Franck Manchon, délégué syndical CGT, assiste à la scène tôt, très tôt ce matin, devant la raffinerie de Grandpuits (Seine-et-Marne). Bloqué depuis plusieurs jours par des salariés grévistes opposés à la réforme des retraites, le site pétrolier vient d’être réquisitionné par la préfecture, "au nom des intérêts de la défense nationale". Mais malgré la présence des fourgons de gendarmes qui stationnent "à l’une des entrées", la détermination des manifestants est toujours là, elle aussi. "Pour l’instant on a une équipe à l’intérieur, on va essayer de bloquer un petit peu l’équipe qui part", poursuit Franck Manchon.
Charles Foulard, coordinateur CGT du groupe pétrolier Total, secrétaire général du syndicat chargé de la branche pétrole, parle ce matin de "rafle du droit syndical"
©REUTERS/Benoit Tessier
Au bord de l’exaspération
7h30 ce matin Le soleil n’est pas encore levé que déjà la contre-offensive s’organise. Les syndicalistes ont décidé d’empêcher les salariés réquisitionnés de pénétrer à l’intérieur du site. Ils sont arrivés un peu avant 7h30, sous escorte policière, un brassard blanc au bras en signe de protestation pacifiste. Face à eux, "une chaîne humaine" censée les bloquer. Pour combien de temps ? … Ici, c’est visiblement l’exaspération qui domine. "Ce qui vient de se passer est extrêmement grave", dénonce Charles Foulard, coordinateur CGT du groupe pétrolier Total, secrétaire général du syndicat chargé de la branche pétrole, lors d’un point de presse organisé en milieu de nuit. " Du temps de Pétain, nous connaissions les rafles ; sous l’ère de Nicolas Sarkozy, nous connaissons la rafle de nos acquis sociaux, la rafle du droit syndical puisque par cette réquisition, il entrave les salariés dans leur exercice du droit de grève ", s’emporte-t-il.
La réquisition de Grandpuits provoque l’exaspération des grévistes Le reportage sur place ce matin à 7h30 de Maud Czaja (1'18")
La raffinerie de Grandpuits évacuée par les gendarmes. Plusieurs manifestants ont été blessés
©REUTERS/Benoit Tessier
- 9h ce matin. L’accès de la raffinerie est dégagé par des gendarmes.
Selon la CGT, plusieurs grévistes ont été hospitalisés après avoir été blessés lors d’affrontements avec les forces de l’ordre.
Dans un communiqué publié ce matin, le ministère de l’Intérieur parle lui d’une “opération de déblocage” effectuée “dans le calme et sans qu’aucun incident n’ait été à déplorer”.
!!! Trois blessés, d'autres grévistes réquisitionnés : en cas de refus, les salariés concernés encourent jusqu’à six mois d’emprisonnement et 10.000 euros d’amende. C'est vrai tout est calme !“dans le calme et sans qu’aucun incident n’ait été à déplorer”
PS : si certains (barcelone 36 ?) peuvent faire circuler sur d'autres forums où moi je ne vais plus, ce serait cool, merci...


