lutte à Notre Dame des Landes
Re: lutte à Notre Dame des Landes
Réponse :Les autorités ferment définitivement la route qui traverse le site
Le département veut rester ferme. Il a annoncé ce jeudi que ses services ont fermé définitivement à la circulation la RD 281, la route qui traverse la zone du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
D’après le conseil général, cette voie est depuis l’automne "l'objet d’exactions de la part d’opposants" au projet de futur aéroport : installation et construction de chicanes et obstacles, barrages sauvages, manifestations.
"Un arrêté du président du conseil général y interdit la circulation depuis le 5 novembre 2012, mais les dégradations et vols des panneaux de signalisation réglementaire rendent impossible son application", explique le département dans un communiqué. "De ce fait, les automobilistes continuent à emprunter la route, encourant des risques et subissant menaces et agressions, ayant donné lieu à des dépôts de plaintes et pour certains à des interruptions temporaires de travail."
"Il n'est pas acceptable que la sécurité ne soit plus assurée"
Philippe Grosvalet, président du conseil général, explique : "Je constate à regret que le retrait des forces de l’ordre n’a pas conduit les opposants à lever leurs obstacles. Au contraire même, des
faits plus violents se sont produits récemment. Il n’est pas acceptable que la sécurité ne soit plus
assurée sur cette route. Ma responsabilité en tant que gestionnaire de la voirie est de mettre à
l’abri les automobilistes de ces risques."
Jeudi matin, des équipes techniques ont ainsi bloqué la route en deux endroits, aux lieux-dits Le Bois-Rignoux, sur la commune de Vigneux-de-Bretagne, et Bel-Air, sur la commune de Notre-Dame-des-Landes, au moyen de blocs rocheux disposés en travers de la voie.
Ce samedi 22 juin au soir, la D281 [qui avait été fermée par les autorités jeudi] a été réouverte par des opposant-e-s au projet d'aéroport.
Cette route doit rester circulante pour les raisons suivantes :
- les agriculteurs doivent accéder à leurs parcelles ;
- nous refusons que la ZAD soit enfermée et isolée par les autorités ;
- des automobilistes utilisent quotidiennement cette route.
L'aéroport ne se fera pas, il n'y donc pas de raison de condamner la route, ni aujourd'hui, ni demain.
Des occupant-e-s, habitant-e-s, paysan-ne-s de la ZAD et des alentours.
Re: lutte à Notre Dame des Landes
Attaque à la meuleuse contre un pylone haute tension : vous n'en avez pas fini avec nous !
A propos d'un sabotage contre un pylône haute-tension déplacé dans le cadre du projet d'aéroport et de sa desserte routière.
Dans la nuit du vendredi 21 au Samedi 22 juin, deux pieds d'un pylône haute-tension situé sur l'emplacement du « futur » échangeur à l'extrémité Est du barreau routier ont été sérieusement endommagés à la meuleuse. Ce pylône flambant neuf a été déplacé il y a quelques mois dans le cadre des travaux préliminaires au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. La première étape de ce projet sera la construction du barreau routier, une quatre voies reliant l'axe Nantes-Rennes à l'axe Nantes-Saint Nazaire.
Depuis des mois, la préfecture affirme dans la presse que le projet avance et que les travaux progressent. Pourtant les travaux préliminaires ont, depuis le début de l'année, été sans cesse perturbés. A part les fouilles archéologiques, tout ce qui est envisagé reste au point mort (élargissement des routes différé, dernier forage au lieu-dit Culnoues reporté suite à une action de blocage) et tout ce qui a été fait doit être recommencé (sabotage à la masse, à deux reprises, des poteaux en béton destinés aux déviations de lignes, arrachage des piquets de géomètres, sabotage de tous les piézomètres posés lors des derniers forages). Avec ce sabotage de pylone, la seule chose concrète que vous aviez réussi à finir ces derniers mois est également à refaire, et le sera sans cesse, encore et encore, jusqu'à ce que vous renonciez.
Décideurs, sachez-le, tout ce que vous construirez sera détruit ! Vous n'êtes même pas en mesure d'avancer dans les travaux préliminaires, et on vous laisse imaginer la force destructrice de notre opposition lorsque vous entamerez réellement le chantier de l'aéroport et de sa desserte routière.
Nous ne sommes pas en lutte contre un projet d'infrastructure mais contre les infrastructures de la métropole en tant que telles (lignes électriques, antennes relais, autoroutes, etc.). Les luttes qui se déploient contre vos projets mortifères ne s'arrêteront pas, même si vous parvenez à construire par la force ces infrastructures de la dépossession.
Nous affirmons notre solidarité avec nos ami-e-s en lutte contre la ligne Très Haute tension Contentin-Maine. En dépit du fait que RTE ait finalement construit cette ligne, la lutte ne fait que commencer. C'est par le sabotage acharné, diffus, et systématique des lignes existantes que se prolongera ce qui s'est esquissé au Chefresne.
Nul besoin de menaces gratuites pour vous effrayer, il nous suffit d'évoquer des souvenirs pas si lointains :
« En 1971, le gouvernement japonais envisageait de dégorger une partie du trafic aérien encombrant l’aéroport côtier d’Haneda en construisant un nouvel aéroport à 60 km de la capitale, près de la ville de Narita. Immédiatement, de nombreux paysans refusent de vendre leurs terres aux promoteurs, s’organisent et résistent pas à pas à la police, aidés par de très nombreuses personnes. Au fur et à mesure que les travaux avancent, les affrontements se font plus sévères. Des tours de béton et d'acier sont construites sur la future piste par les manifestants, et chaque fois, la police doit livrer de véritables assauts pour démolir les édifices.
Samedi dernier, cinq jours avant l’inauguration officielle de l’aéroport, une nouvelle tour a été érigée par une cinquantaine de paysans et d'activistes qui repoussèrent la police avec des pierres et des flèches en acier lancées grâce à des fusils sous-marins.
Les cocktails Molotov volent, se brisent sur les bulldozers et les voitures de police chargent des deux côtés. Profitant du combat, six individus escaladent la tour de contrôle par l’extérieur pendant que ses servants s’enfuient et se réfugient sur le toit. Un hélicoptère viendra les délivrer, mais la tour y passe. Les vitres volent en éclat, les installations et le reste. »
Narita, 28 mars 1978 (Libération)
Le passé nous permet d'imaginer ce que l'avenir vous réserve !
Quelques étincelles dans la nuit noire de la métropole...
Re: lutte à Notre Dame des Landes
Gérer une situation de crise : comment traiter avec un public en colère ? Michel Ghazal 23/06
Qu’il s’agisse de la controverse liée au projet de construction de l’aéroport du Grand-Ouest (NDDL), de la crise sanitaire engendrée par la tromperie autour de l’étiquetage de la viande de boeuf ou des violences suscitées par la réforme du "Mariage pour tous", ces derniers mois, on a vu exploser des situations de crise avec pour dénominateur commun : des mouvements de masse de publics en colère.
C’est la raison pour laquelle j’ai choisi de vous présenter le livre de Lawrence Susskind et de Patrick Field "Dealing With An Angry Public" ou "comment traiter avec un public en colère", qui m'a servi de cadre de référence pour les trois articles que j'ai cités plus haut.
Quelles sont les approches traditionnelles face à ces mouvements et en quoi sont-elles inappropriées ?
Les tactiques préconisées par certains spécialistes des relations publiques consistent souvent :
- À privilégier l’obstruction et le non-partage des informations,
- À lancer des contre-feux sous la forme "d’écrans de fumées" et de tentatives de "blanchiment" de ses actes,
- En faux prétextes et transfert de responsabilités,
- En contre-attaques virulentes contre les opposants.
À ces tactiques se rajoute une perception totalement erronée des médias et de leur rôle dans la couverture des événements.
Comment traite-t-on habituellement avec les médias ?
Dans une situation de crise, il y a un pan entier qui concerne les médias qui, s’il est négligé, va aggraver le problème et nuire considérablement aux leaders ou aux organisations concernées.
Il y a ici beaucoup d’idées reçues et d’erreurs que pointent les auteurs :
1) Les médias sont perçus comme des adversaires : donc on cherche à réduire leur pouvoir,
2) Les médias sont perçus comme un outil pour faire sa propagande,
3) La croyance que nous pouvons et devons les contrôler en cherchant à les forcer à oublier les points qui nous dérangent en les menaçant de boycott ou d’actions en justice.
Ces tactiques déplorables et cette perception biaisée, vont avoir pour conséquences de mettre de l’huile sur le feu plutôt que de contribuer à l’éteindre, d’accroître les tensions plutôt que de les apaiser, de compliquer le problème à résoudre et le terrain plutôt que de le déminer, provoquant en fin de compte une intensification de l’opposition et de la colère.
Une meilleure approche : les principes de la "stratégie des gains mutuels"
Les auteurs proposent de considérer ces situations comme une sorte de négociation multiparties et multiobjets nécessitant d’y appliquer les principes d’une négociation efficace. Pour cette raison, ils recommandent de substituer à ces tactiques, d’autres principes qui s’appuient sur la "stratégie des gains mutuels" que j'ai lancé il y a plus de 30 ans en France et qui est diffusée par le Centre Européen de la Négociation.
Ceci suppose, dans une première étape, de déterminer à quel type de crise nous faisons face :
- S’agit-il d’un conflit de valeurs ("Mariage pour tous"…) ?
- Est-elle l’expression de la peur par rapport à un risque qui peut l’affecter (étiquetage viande de cheval, Aéroport NDDL…) ?
- Fait-elle suite à un dommage subi (Bophal, l’Ericka, Le Mediator, les prothèses mammaires PIP…) ?
Dans une deuxième étape, il convient de bien analyser l’origine du ressentiment qui déclenche la méfiance, la frustration ou la colère du public et de comprendre les raisons qui l’ont amplifié. Le public en colère se sent-il abusé ? Manipulé ? Victime d’une désinformation ? D’un mensonge et tromperie ? Ou bien qu’on n’a pas respecté une promesse qui lui a été faite ? Sa santé est-elle en jeu, heurte-t-on des valeurs auxquelles il tient, etc. ?
Dans une troisième étape et face aux 3 types de crises – des dommages ont été provoqués, une peur de subir un risque de dommages, un conflit de valeurs – Susskind et Field proposent d’appliquer 6 principes de la Stratégie des gains mutuels :
1) Voir les choses du point de vue de l’autre et montrer de la compréhension envers ses préoccupations,
2) Être ouvert à une recherche en commun des faits afin de générer des informations crédibles pour les deux (ou toutes) les parties,
3) S’engager à dédommager l’impact de ses actes si le risque survient et promettre de compenser des impacts non intentionnels quand ils sont avérés,
4) Accepter la possibilité de commettre une erreur,
5) Être fiable de manière à éloigner les suspicions et susciter la confiance,
6) Bâtir une bonne relation de travail avec ses interlocuteurs et le public concerné.
Pour une négociation constructive et une communication respectueuse
Qu’il s’agisse d’un accident qui survient, d’un conflit de valeurs ou d’une crise suscitée par la peur de subir un risque, il convient de respecter les préconisations suivantes :
- Avoir toujours à l’esprit que notre crédibilité et notre réputation sont en jeu.
- Établir des canaux de communication directs avec les parties concernées sans occulter l’environnement plus large.
- Partager la prise de décision et donc le pouvoir avec ses interlocuteurs.
- Créer un ou des forums de résolution de problèmes.
Tout ceci suppose de ne pas hésiter :
- À être transparent en partageant des informations qu’elles soient favorables ou non,
- À se montrer ouvert à coopérer en évitant toute tentative de cacher des informations, car découvertes, elles se retournent contre l’organisation et détruisent sa crédibilité,
- À privilégier la clarté et éviter d’être évasif,
- À "dire ce que l’on pense et penser ce que l’on dit".
En enjoignant les leaders à encourager et faciliter la "Résolution en commun" du problème et à se fixer pour but d’éviter d’avoir des gagnants et des perdants, ils évitent les polarisations destructrices et aident à trouver des terrains d’entente face aux crises.
Bien que sorti il y a quelques années déjà, le livre de Larry Susskind, "Dealing With An Angry Public" ("Dealing with an Angry Public: The Mutual Gains Approach to Resolving Disputes", par Lawrence Susskind et Patrick Field, New York: The Free Press, 1996), demeure d’une grande actualité. Un seul défaut cependant, il n’est pas traduit en français. Puisse-t-il inspirer nos leaders.
À lire sans modération.
PS C'est à la lumière de la grille proposée par les auteurs de cet ouvrage que j'ai analysé des situations de crise bien françaises que je mentionne au début de cet article. Concernant l’aéroport NDDL, après un rappel rapide des faits, j'ai montré pourquoi ne pas avoir d’emblée considéré cette crise comme une vraie situation de négociation a conduit à une gestion de crise plutôt catastrophique.
En ce qui concerne la tromperie sur l’étiquetage de la viande de bœuf, j'ai mis au jour les causes des échecs en termes de communication de crise qui ont été constatés et le lien entre stratégie de négociation et stratégie de communication. Enfin, la réforme appelée "Mariage pour tous" m'a fourni l’occasion d’aborder le traitement très complexe des crises liées à un conflit de valeurs.
Re: lutte à Notre Dame des Landes
Extraits du discours d’Ayrault au Bourget
Chacun le comprend, l’avion a été un acteur clé de l’histoire du XXe siècle, c’est vrai d’abord au service d’une petite partie de la population, mais la donne a profondément changé », a souligné le Premier ministre. Avant d’ajouter : « L’avion est le mode de transport qui augmente le plus rapidement : 262 millions de passagers en 1989 et plus d’un milliard aujourd’hui. Eh bien, j’en suis convaincu, il sera au cœur du monde dans lequel nous sommes maintenant entrés et celui de demain. Et quand je dis « l’avion », je ne devrais pas le dire de façon si générale. La question, en effet, c’est : à quoi ressemblera le transport aérien de demain ? C’est dans des occasions comme celle-ci, comme ce 50esalon international du Bourget, que cet avenir est en train de s’inventer.
Je le disais, le monde aura besoin de plus d’avions. Mais je crois qu’une fois que l’on a dit cela, c’est sur ce type d’avions nouveaux qu’il faut maintenant travailler –et j’ai vu là quelques exemples tout à fait concrets, convaincants. Des avions qui soient plus économes en énergie, des avions qui soient plus légers, qui soient toujours plus sûrs. Sur des infrastructures au sol plus intelligentes, qui soient mieux pensées, plus respectueuses, elles aussi, de l’environnement qui les entoure.
C’est avec ces idées que l’on réussira à faire voler plus d’avions, à les faire mieux voler, à faire en sorte que leur empreinte demeure raisonnable aussi bien en l’air qu’au sol. Voilà donc pour l’avenir du secteur aérien…
Re: lutte à Notre Dame des Landes
La révolte écologique, de Taksim à Notre-Dame-des-Landes Noël Mamère Député de Gironde 17/06
Le mai 68 du peuple turc a ceci de particulier qu’il émane d’une révolte écologique. Au départ, il s’agit de la simple défense du dernier parc d’Istanbul, le Parc Gezi. On menace de remplacer ce havre de verdure et de paix par un centre commercial et une mosquée – tout un symbole – la sainte alliance du commerce et de la religion.
Si ce projet se réalise, il ne restera plus un seul espace vert dans le centre commercial et dans le centre de la capitale économique de la Turquie. Les écologistes en colère contestent à la fois ce mode de vie, et la manière autoritaire de décider du cadre de vie des Stambouliotes.
Très vite, cet « éléphant blanc » voulu par le Premier ministre turc (qui a par ailleurs contribué à l’émergence de la démocratie face au pouvoir militaire) mobilise des pans entiers de la société turque et notamment les jeunes. Le mouvement se politise et met en cause le pouvoir de l’AKP devenu pesant.
Quand l’écologie fait tomber des murs
Le fait que cette contestation, aux conséquences imprévisibles pour Erdogan, a été initiée par des écologistes appelle ici quelques observations. L’écologie est devenue une question conflictuelle, politique, au sens propre du terme et ce n’est pas la première fois qu’on peut le constater :
c’est le mouvement Ecoglasnost, né en 1987 dans l’ex-URSS et en Bulgarie, qui a ébranlé le système soviétique, débouchant sur la chute du Mur en 1989 ;
sur un autre continent, l’Amérique du Sud, les guerres de l’eau menées en Bolivie contre les multinationales américaines et françaises (Bechtel et Suez), ont conduit à l’élection d’Evo Morales, le premier chef d’Etat indigène de l’histoire ;
au Brésil, le mouvement des Sans-Terres n’a pas été pour rien dans l’accession à la présidence de Lula et du Parti des travailleurs ;
plus près de nous, en Allemagne, le Bürgenitiative, mouvement de citoyens né dans les années 80, a été à l’origine des Grünen tandis que, trente ans plus tard, la résistance contre l’aéroport de Stuttgart permettait à un Vert de devenir le premier président d’un Länder.
On pourrait ainsi multiplier les exemples. Sans oublier l’importance du mouvement antinucléaire : au Japon, après Fukushima, on voit se développer les premières manifestations de masse de la société civile depuis les années post 68. En France, on connaît l’importance de Plogoff et du Larzac dans la montée de la gauche au pouvoir en 1981.
Aujourd’hui, Notre-Dame-des-Landes est l’épicentre d’une résistance qui gagne toute la France, contre les grands projets inutiles, à la manière du mouvement « No Tav », en Italie du Nord. En Chine, ce sont 40 000 émeutes par an contre les accaparements de terres et les désastres liés à la pollution industrielle qui mettent en cause le pouvoir corrompu et despotique de Pékin.
De gentils défenseurs d’animaux ?
Les écologistes ne sont donc plus une gentille troupe de défenseurs des animaux et des plantes, mais des acteurs majeurs du changement social. Ce phénomène s’est déroulé dans un laps de temps très court à l’échelle de l’histoire.
Il exprime aussi bien l’inquiétude des populations face à la destruction de l’environnement comme bien commun de l’humanité, que la volonté de protester contre les formes autoritaires qu’a pris le capitalisme à l’heure de la mondialisation. Un phénomène qui « bunkerise » les Etats un peu partout dans le monde, de plus en plus technocratique et oligarchique.
Plus l’Etat est faible et à la merci des multinationales, plus il est dur envers les catégories de la population qui n’acceptent pas de se laisser imposer un mode de développement injuste et insoutenable. Ce nouveau type de conflit est interclassiste.
Si les classes moyennes y jouent un rôle décisif, particulièrement la jeunesse scolarisée, l’engagement des classes populaires, notamment dans les pays émergents, commence à se vérifier. Pour le mouvement écologiste, dont les « lanceurs d’alerte » sont le fer de lance d’une nouvelle citoyenneté, cela a une signification particulière : l’écologie et la démocratie sont intrinsèquement liées.
La qualité de l’eau et de la démocratie
Ainsi, quand l’écologie politique est atteinte du syndrome de la technocratie verte, de l’arrivisme en politique, des miasmes de la politique politicienne, la roche tarpéienne de l’échec est proche.
Une enquête récente du Cevipof le démontre : les militants et les sympathisants écologistes sont peut-être en train de décrocher, de quitter le navire sans boussole de la majorité présidentielle, qui les a laissés sur le bord du chemin. Quand, au contraire, l’écologie puise aux meilleurs sources des combats citoyens, elle se renouvelle et reprend force et vigueur.
Ce qui se passe en Turquie le manifeste avec éclat. Le fait que le Premier ministre recule sur la question de l’aménagement du parc n’est pas une fleur qu’il offre aux manifestants, mais une défaite en rase campagne, symbole d’une conception surannée et autoritaire de la démocratie.
Ce qui est en gestation, de Taksim à Notre-Dame-des-Landes, c’est la naissance d’une démocratie écologiste, d’une république des citoyens majeurs et responsables, pour la défense de leurs acquis, certes, mais d’abord pour toutes les victimes d’un système finissant : les générations futures, la nature et, en général, tous les êtres vivants.
Il a fallu 150 ans aux femmes pour accéder à la citoyenneté, mais combien de temps faudra-t-il pour que soit reconnu le droit des non-humains, de la nature et de nos enfants ?
L’enjeu pour les manifestants de Taksim est le monde qui vient, la qualité de son eau, de sa terre, de son air… et de sa démocratie. En exigeant une autre ville, libérée de l’emprise des marchands du temple, ils rêvent d’une nouvelle démocratie.
Re: lutte à Notre Dame des Landes
Notre-Dame-des-Landes: et s’il fallait tout recommencer ? 27/06 JADE LINDGAARD
Chargé de l’évaluation environnementale du site menacé par le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le bureau d’études Biotope est soupçonné de détournement d’emplois jeunes. Le rapport initial sur les oiseaux et les reptiles, qui fait tant débat aujourd’hui, a été réalisé par un jeune sous-traitant employé par une agence de voyage de façade. Ces révélations mettent en doute la rigueur des études préalables au projet.
Mardi 18 juin, la société a été entendue par le tribunal des prud’hommes de Nantes, à la demande d’un ancien collaborateur, Bertrand Delprat, qui réclame la requalification de son licenciement et la reconnaissance du lien de travail entre lui et le bureau d’études pour la période de 2000 à 2007. Le jugement est attendu le 10 septembre.
Derrière ce conflit du travail, se cache une histoire peu banale. Pendant sept années, le jeune ornithologue affirme avoir travaillé pour l’agence Loire-Bretagne de Biotope, à Bouguenais, près de Nantes, où il disposait d’un bureau et d’un numéro de téléphone, ainsi que d'une adresse email professionnelle, tout en étant salarié de l’association Voyage inter associations (VIAS). Grâce à ce statut d’employé associatif, il bénéficiait d’un emploi jeune, pris en charge par l’État à hauteur de 80 % du Smic. Soit, concernant Bertrand Delprat, sur un peu plus de sept années, une aide totale d’environ 91 000 euros. Or il était strictement interdit aux entreprises de recourir à des emplois jeunes.
Si ce litige sort aujourd’hui de l’anonymat, c’est parce que Biotope est l’un des principaux bureaux d’études impliqués dans le développement du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Depuis 2003, ses collaborateurs ont rédigé une grande partie des évaluations environnementales du site menacé par le projet. En ce début d’été 2013, il vient de proposer à AGO, la filiale du groupe Vinci concessionnaire de l’aérogare, une nouvelle façon de compenser les dommages environnementaux du chantier à venir – la précédente méthodologie a été invalidée par les experts scientifiques sollicités par l’État, (voir nos articles ici et là à ce sujet).
Or c’est Bertrand Delprat qui était responsable pour Biotope du rapport sur l’état initial du site, en 2006, pour sa partie consacrée aux oiseaux et aux reptiles. Son nom figure dans la liste des spécialistes qui signent le rapport commandé par la direction départementale de l’équipement (DDE) de Loire Atlantique, en vue de la déclaration d’utilité publique du projet. Loin d’être une simple petite main sur le terrain, Bertrand Delprat est désigné comme « expert faune » habilité à encadrer les personnes établissant l’inventaire de la faune et de la flore, dans une lettre de mission de la DDE du 6 juin 2005. Il effectue alors deux semaines de prospection sur le terrain et réalise près de 80 heures d’écoutes d’oiseaux.
« Vous imaginez dire à l'acheteur public… »
Ce document est très important car il sert de base au dossier de dérogation sur les espèces protégées, aujourd’hui au cœur du conflit entre la préfecture de Loire-Atlantique et les opposants à l’aéroport. L’état initial permet en effet de définir l’impact d’un projet sur les animaux et la végétation, et quelle protection leur apporter. « Cette étude a pour vocation la constitution de l’expertise de référence, dans le domaine du patrimoine naturel (faune, flore et milieux naturels) pour le projet d’aéroport du grand ouest Notre-Dame-des-Landes, écrivent alors les services de l’État. Son importance est toute particulière dans le cadre du présent projet, compte tenu des caractéristiques de ce dernier et de son ampleur dans l’espace et dans le temps. »
Pour Bertrand Delprat, qui est aujourd’hui à la tête d’un bureau d’études : « On a confié un dossier aussi complexe et aussi sensible à un emploi jeune dans une agence de voyages ! » Ses bulletins de paie de l’époque attestent de son rattachement à la convention collective des agences de voyage. L’objet officiel de l’association VIAS était en effet l’organisation de voyages d’études de la nature et la réalisation d’études. Sa présidente, Anne-Lise Ughetto, est par ailleurs directrice adjointe de la société Biotope et l’épouse du directeur général du bureau d’études, Frédéric Melki. Le siège des deux structures se trouvait dans le même bâtiment (mais avec deux adresses différentes), à Mèze dans l’Hérault.
Dans son rapport d’avril dernier sur l’incidence du projet d’aéroport sur la zone humide (voir ici), le collège d’experts scientifiques mandatés par l’État pointe l’insuffisance du rapport de 2006 sur l’état initial et sa « caractérisation initiale insuffisante de la biodiversité ». En particulier, il regrette que l’importance des oiseaux, des chauve-souris et des reptiles présents sur la zone ait été sous estimée.
Cette analyse est partagée par le conseil national de la protection de la nature (CNPN) qui s’inquiète du sort du pluvier doré, un oiseau migrateur, et demande de nouveaux inventaires (voir ici). La préfecture doit publier des arrêtés de dérogation à la protection d’espèces protégées pour que puissent démarrer les travaux de l’aérogare et de sa desserte routière.
Pour Bertrand Delprat, le montage des emplois jeunes « ne signifie pas que le travail a été mal fait, mais crée une suspicion certaine sur la rigueur et l’honnêteté du travail mené dans le cadre de la réalisation des dossiers réglementaires liés au projet d’aéroport ». Pour autant, il ne pense pas avoir bâclé sa tâche, ne se souvient pas avoir manqué de temps. Pour l’état initial, quatre autres personnes de Biotope ont collaboré au rapport sur d’autres sujets (habitat, flore, amphibiens…).
L’association VIAS a été dissoute fin 2007, après le licenciement de Bertrand Delprat, et alors que s’éteignait le dispositif des emplois jeunes. Son ancienne présidente, Anne-Lise Ughetto, répond par écrit : « aucun des éléments produits par Delprat ne vient apporter la preuve irréfutable de la véracité de ses affirmations » et que « le litige pendant devant le conseil des prud’hommes de Nantes ressort comme un moyen de justifier un comportement déloyal en matière de concurrence » entre leurs deux entreprises.
Son époux, dirigeant de Biotope, Frédéric Melki, ajoute : « Biotope a fait appel occasionnellement à VIAS comme sous-traitant et Bertrand a peut-être réalisé une petite mission ornithologique pour Notre-Dame-des-Landes dans le cadre d’une sous-traitance (quelques journées de sous-traitance en 7 ans !). »
Sauf que le recours à la sous-traitance est très encadré dans le cadre de contrats publics. Il doit être déclaré et accepté par l’organisme public à l’origine de l’offre, en l’occurrence la DDE. Or selon les documents présentés par la défense de Bertrand Delprat devant les prud’hommes, Biotope n’a jamais sollicité l’accord de l’État à ce sujet. « Mais c’est logique, l’objet de VIAS est de faire des voyages : vous imaginez dire à l’acheteur public que tout ce qui été fait dans le cadre de ce marché public l’est par une association qui fait des voyages ? » a affirmé Franck-Olivier Ardouin, l’avocat de Bertrand Delprat devant les juges. Pour lui : « Notre-Dame-des-Landes a été étudié avec un sous-traitant non homologué par la commande publique. » De son côté, Frédéric Melki assure que « tout est extrêmement carré du point de vue contractuel sur ces sujets », et que cette affaire est « très simple juridiquement mais très chargée d’affect ».
« Un peu sur la brèche »
VIAS n’est pas la seule association liée à Biotope à être intervenue sur le dossier de Notre-Dame-des-Landes. Il y avait aussi l’Association pour la connaissance et l’étude du monde animal et végétal (Acemav). En 2002, elle a réalisé une mission d’expertise écologique sur le site du projet d’aéroport (à lire ici).
Cette association, dissoute aujourd’hui, employait elle aussi des emplois jeunes. L’un d’entre eux, qui a également planché sur la zone du projet d’aéroport, joint par Mediapart, raconte qu’il apparaissait « comme Biotope dans les rapports », et que pour justifier ce montage, la direction expliquait « qu’on était en concurrence avec des organismes non assujettis à la TVA, comme les associations, et que c’était une forme de rééquilibrage ». Il se souvient d’une société « un peu sur la brèche pour la trésorerie ».
Sollicité par Mediapart, Thomas Menut, ancien dirigeant de l’Acemav, également fondateur et associé de Biotope s’emporte au téléphone : « Si vous croyez que je vais tout étaler et tout vider mon sac… Je n’ai pas d’explications à vous donner et je ne suis pas certain que ce soit votre rôle d’étaler tout ça. Si vous voulez jouer les détectives, j’ai le droit ne pas vous répondre. »
Selon l’avocat de Bertrand Delprat, une dizaine de personnes ont « travaillé ouvertement comme Biotope pour Biotope » tout en étant officiellement employées par l'une ou l’autre de ces associations.
Ces révélations mettent en doute la rigueur des études préalables au transfert de l’aéroport. L’état initial du site a-t-il été réalisé en infraction avec la loi ? Si oui, peut-il encore être considéré comme valide, et comment vont réagir les pouvoirs publics ? La question est de nature juridique mais pas seulement : c’est aussi un enjeu de confiance entre les parties dans un dossier aussi conflictuel et aussi contesté. Difficile d’accepter qu’un contrat de concession d’environ 500 millions d’euros, signé pour 55 ans, se fonde sur une expertise élaborée dans des conditions douteuses.
Malgré la volonté des autorités locales de faire avancer le projet, et alors que le préfet de Loire-Atlantique souhaite débuter les travaux cet automne (voir ci-dessus son interview à Presse Océan), le dossier technique de Notre-Dame-des-Landes se fragilise depuis 18 mois : refus de la méthode de compensation environnementale par les experts, erreur de calcul dans la déclaration d’utilité publique découverte par le cabinet CE Delft (voir ici), surestimation des créations d’emplois attendues (voir ici), et mise en cause aujourd’hui de la validité de l’état initial du site.
Les petits arrangements de Biotope avec les emplois jeunes sont d’autant plus piquants que son patron, Frédéric Melki, a participé l'automne dernier au mouvement des « pigeons », ces chefs d’entreprises ulcérés par le projet de taxer plus les plus-values de cession. « Je n’ai pas participé aux pigeons, je suis totalement indépendant, je ne participe à aucun mouvement », affirme-t-il aujourd’hui, reconnaissant tout de même « j’ai pensé qu’ils avaient raison. »
Il l’a pensé si fort qu’il s’est retrouvé interviewé par le 20 heures de France 2 le 4 octobre, dans un reportage consacré à « ces créateurs d’entreprises qui ont réussi à se faire entendre », comme les présente David Pujadas. « Des patrons en colère qui se sentent mal traités, mal aimés aujourd’hui en France, c’est le cas de Frédéric Melki », explique le reporter de France Télévision. On découvre alors à l’image le directeur général de Biotope, debout à côté d’une plante verte.
Dans le magazine Challenge, quelques mois plus tard, il récidive pour dénoncer les pesanteurs administratives sur les entreprises. Un ancien dirigeant de la société se souvient que l’expression maison pour parler de gestion du personnel était « GML », pour « grand méchant loup ». Et qu’un leitmotiv récurrent de fin de réunions était « TBE », pour « ton blé enculé ! ».
C’est à partir de la fin des années 1980 que les premiers bureaux d’études en évaluation environnementale se sont créés en France -Biotope apparaît en 1993. La filière de l’expertise écologique est encore relativement jeune, peu régulée et pas contrôlée. Au-delà du cas de ce bureau d’études, l’un des acteurs importants avec près de 250 salariés, c’est tout un secteur qui évolue aujourd’hui dans une zone d’ombre. Car comme pour l’audit des comptes des entreprises, les bureaux d’études environnementaux sont payés par les sociétés ou les collectivités publiques dont elles évaluent les projets. Personne ne peut exclure qu’éclate un jour un scandale Enron de l’environnement.
Les personnes citées dans cet article ont été interrogées par téléphone, par email ou lors de rencontres entre le 28 mai et le 21 juin. J'ai respecté l'anonymat des témoins qui l'ont demandé.
Re: lutte à Notre Dame des Landes
Notre-Dame-des-Landes passera au test du révélateur européen à la rentrée 26/06
L'Europe continue d'éplucher le dossier de Notre-Dame-des-Landes. Le dossier fait l'objet de navettes entre Paris et Bruxelles dans le cadre d'échanges d'informations. Sur le terrain, les opposants redoutent un forcing des porteurs du projet aéroportuaire.
La commission des pétitions du Parlement européen qui s’est réunie le 19 juin 2013, a reporté son examen à mi-septembre pour attendre les conclusions de la Commission européenne : dans le cadre d’une procédure précontentieuse accélérée dite EU Pilot, celle-ci exige en effet un complément d’information de la part de l’Etat français après ses réponses envoyées en avril et jugées partielles. Leur contenu ignore par exemple les rapports établis au printemps par les trois commissions créées fin 2012 par le gouvernement. Ce dernier doit transmettre d’ici à début juillet les éléments réclamés.
De son côté, la direction générale de la concurrence de la Commission européenne s’est également saisie de la question : elle s’intéresse en particulier à la question du montage financier de l’aéroport et veut s’assurer de l’absence d’utilisation de fonds communautaires. Le principe d’une mission d’enquête parlementaire sur le terrain en octobre 2013 est suspendu à l’avis de la Commission européenne. Si elle se concrétise, l’association Acipa et le collectif Cédpa qui réunit plusieurs centaines d’élus opposés au projet, l’invitera à se rendre aussi à l’aéroport de Nantes Atlantique pour constater de visu, disent-ils, les aménagements qui y seraient possibles.
Méthodologie opaque
Reste à savoir comment se passera l’été alors que les relations entre les différentes parties se tendent à nouveau sur le terrain après l’apaisement du printemps. Le Cédpa a décidé de suspendre sa participation aux groupes de travail placés sous l’égide du préfet et chargés de mener les études complémentaires préconisées par les rapports. Dans une lettre ouverte également adressée au président de la République et au ministre des transports, le collectif reproche au représentant de l’Etat une méthodologie opaque et son annonce, dans un quotidien nantais, d’un éventuel démarrage des travaux dès l’automne 2013 alors que le Conseil national de la protection de la nature évoque lui la nécessité de nouvelles analyses « sur une période d’au moins deux années ».
L’une des porte-parole du Cédpa, Françoise Verchère, dénonce une volonté de mettre sous le boisseau les recommandations des experts de la commission scientifique qui ont « force de loi » puisque découlant des enquêtes publiques conduites en 2012 au titre de la loi sur l’eau. Et le dépôt par le concessionnaire Vinci d’une demande de permis de construire pour l’aérogare lui fait redouter un saucissonnage des procédures et des évaluations.
Démarches au niveau européen pas suspensives
Pour sa part, Jacques Auxiette, président du conseil régional des Pays de la Loire et du syndicat mixte aéroportuaire du grand Ouest, indique s’étonner « de l’attitude des opposants politiques au projet qui d’un côté exigent un maximum de compensations environnementales, et de l’autre s’opposent à ce que l’Etat ou les collectivités mettent justement en œuvre les améliorations du projet préconisées par la commission du dialogue ». Et de rappeler au passage que les démarches au niveau européen « ne sont pas suspensives et n’empêchent donc pas d’avancer dans la conduite du projet ». Cette « stratégie de passage en force » est justement redoutée par l’Acipa et le Cédpa, citant à l’appui de leurs propos les énièmes rappels à l’ordre de Bruxelles quant au non respect par l’Hexagone de la directive nitrates qui date de…1991. Et d’ajouter : « En tout état de cause, l’analyse du droit français applicable montre que la création d’irréversibilités est tout à fait possible ce qui rendrait inefficace l’envoi trop tardif d’une délégation. »
Re: lutte à Notre Dame des Landes
L'association des pro-aéroport change de nom 27/06
A l’occasion de son assemblée générale qui s’est tenue mercredi à Nantes, l’ACRIPAN (Association Citoyenne Pour la Réalisation d’un Aéroport international sur le site de Notre-Dame-des-Landes) a changé de nom.
Communiqué de presse
"Baptisée désormais « Des ailes pour l’Ouest », l’association qui regroupe plus de 2 000 adhérents et 4 000 sympathisants va distribuer 40 000 tracts, 40 000 autocollants sur la nécessité du projet et mettra en place des actions terrain. Alors que l’Etat rendra sa décision d’ici mi-juillet sur la mise en place des préconisations proposées par les 3 commissions mises en place par le Gouvernement, les pro-aéroport se remobilisent. « Nos adhérents souhaitaient se démarquer davantage du nom des opposants et s’impliquer dans la promotion de ce transfert par la distribution de tracts, d’autocollants… Notre rôle est de leur donner ces outils », souligne Alain Mustière, président de l’association !
Autre fait nouveau, l’association qui s’était refusée jusqu’à présent à toute opération terrain va désormais organiser régulièrement des actions. « Nous ne laisserons plus le terrain médiatique aux opposants qui s’opposent à tout. La majorité silencieuse est largement favorable à ce transfert et il est temps de le réaliser », précise Alain Mustière. Première action hier soir : l’installation de panneaux de signalisation "OUI à l’aéroport" sur les ponts et les échangeurs du périphérique nantais. « Ce n’est que le début d’une mobilisation tous azimuts des habitants qui s’affirmera encore davantage si l’on sent que le projet prend du retard », conclut Alain Mustière."
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