de sympathiques insultes racistes au passage de la part des condés envers certains migrants, j'ai notamment relevé un sympathique "livraison de nyakoués!!"
RDV cet aprem 14h place de la mairie


Appel pour un soutien aux expulsés du 280 route de Fougères !
Rendez-vous mercredi 4 mai à 9h30, place de la mairie. Rennes
Le logement situé au 280 route de Fougères à Rennes occupé, depuis le 28 février à la suite d’une réquisition du DAL 35 (Droit Au Logement), par 150 demandeurs d’asile a été expulsé ce lundi 2 mai à 6h du matin. Un important dispositif policier a été déployé (25 camions de CRS) ordonnant l’expulsion de tous ceux qui y vivaient dans l’attente d’un titre de demandeur d’asile et d’un logement pérenne pour tous. Les habitants ont dû quitter précipitamment le lieu réquisitionné, sans pouvoir rassembler leurs affaires qui ont été mises dans des cartons et stockées dans des locaux de la ville. Beaucoup de leurs biens, dont le strict nécessaire, ne leur est plus accessible. Au cours de l’expulsion, trois personnes venant de Somalie ont été interpelées puis relâchées dans la journée, tandis qu’une autre a été conduite au centre de rétention administratif.
Suite à cette expulsion ordonnée par la préfecture, seulement quelques familles ont pu être provisoirement relogées dans des conditions précaires, dans des hôtels pour une durée maximale de dix jours. Aucune garantie de logement pérenne n’a été proposée par les autorités (préfecture et mairie de Rennes) alors que le département d’Ille-et-Vilaine compte 8 000 logements vides. Une cinquantaine de célibataires qui vivaient rue de Fougères se retrouvent à la rue, la préfecture jugeant leur situation « moins urgente », la priorité étant donnée aux familles dont certaines sont elles aussi sans proposition de relogement.
Afin de faire entendre la nécessité d’un relogement pour tous les expulsés de la rue de Fougères, nous nous sommes rassemblés à la mairie, puis s’en est suivie une manifestation qui s’est rendue jusqu’au centre social de Rennes, rue de Kléber, que nous avons occupé jusqu’à 17h45 avant de se faire à nouveau expulser par la police, sur ordre de la mairie cette fois-ci.
Nous sommes malgré tout déterminés à occuper d’autres espaces jusqu’à la satisfaction des revendications portées par les expulsés soutenus par le DAL et rejoints par d’autres collectifs et individus.
Nous appelons largement à nous rejoindre dans les actions qui seront organisées les prochains jours.
Rendez-vous mercredi 4 mai à 9h30, place de la mairie. Rennes
Rassemblement, assemblée et action pour un logement pour toutes les personnes du 280 rue de Fougères.
Des logements pour tous avec ou sans papiers !

.MARDI 3 MAI 2011
Expulsion du 280 route de Fougères. Déroulement de la journée.
L'ordre d'expulsion de la réquisition du 280 route du Fougères a été exécuté lundi 2 mai à 6h00.
Un dispositif policier invraisemblable et impressionnant pour appliquer une décision indigne d'un État de droit.
Une trentaine de véhicules, une armada de CRS, la PAF (Police Aux Frontières) , une escouade des Renseignements Généraux et le gratin des services policiers préfectoraux pour contrôler et expulser quelques 150 migrants en situation régulière.
Mais aussi les journalistes, jugés indésirables
La veille au soir :
Le Dal35 a été prévenu anonymement par diverses sources confirmant la programmation de l'expulsion pour le lendemain matin. Durant la nuit le Dal35 a individuellement expliqué la situation à tous les occupants. Essayer de les rassurer, d'organiser une position commune et rappeler notre opposition à toute violence. Certains ont préféré quitter les lieux et rejoindre temporairement amis ou compatriotes. Néanmoins plus d'une centaine de personnes étaient présentes lors de l'intervention et toutes ont redouté cet instant.
La procédure :
Le Président du TGI a de nouveau confirmé l'ordre exécutoire d'expulsion le vendredi 30 avril au soir sur demande du Préfet. Il était donc impossible d'utiliser le moindre recours avant que l'expulsion ne soit achevée. De plus, nul ne semblait ignorer que notre avocate partait en vacances à cet instant précis.
En aucune manière l'ordre d'expulsion n'a été communiqué aux migrants ou au Dal35. Si un huissier est venu sur la réquisition la semaine précédente, cela s'apparentait à une visite d'information à titre personnel. Il n'a pas cherché à communiquer quoi que ce soit en particulier. Par la suite, il sera évoqué dans la requête que les occupants étant des migrants, la barrière de la langue empêchait toute possibilité d'informer. Or beaucoup de résistants sont francophones...De même sera évoquée l'impossibilité d'identifier les personnes quand la préfecture était en possession de ladite liste et l'utilisera durant l'évacuation forcée.
L'huissier a refusé de nous lire et de nous donner la notification, les justifications de l'expulsion et évidemment les possibilités de recours.
L'expulsion :
Malgré la violence psychologique exercée durant une expulsion et l'invraisemblable démonstration de force utilisée, cette expulsion s'est déroulée sans réel incident, autre que celle d'un placement au CRA (Centre de Rétention Administrative) de St Jacques de la Lande, d'un ressortissant africain ayant un lourd passé médical et nécessitant un suivi particulier.
Nous condamnons fermement cette arrestation.
La police a investi le bâtiment et obligé chaque ressortissant à demeurer sous escorte dans la pièce où il se trouvait. Puis elle a distribué des cartons pour y déposer les effets personnels ne pouvant pas être emmenés le jour même.Ces cartons étant acheminés par la suite vers un garde-meuble.
L'évacuation, méthodique des migrants a été organisée par famille et par pièce.À la sortie chacun a vu son identité et son autorisation de séjour contrôlées par la PAF. Puis, si les familles ou personnes étaient considérées comme prioritaires, elles se voyaient attribuer un coupon les engageant à se rendre au service logement de la préfecture.
Accueil en préfecture :
Contrairement aux chiffres annoncés par celle-ci , plus d'une centaine de migrants s'y sont présentés. Néanmoins la préfecture a refusé de les recevoir, du fait qu'ils n'avaient encore pas retiré leur dossier de demandeur d'asile et ne pouvaient donc pas être considérés comme tels. Un délai anormalement long, mais justifié selon les dires préfectoraux.... bien qu'il faille plus de trois mois pour obtenir ce premier fameux rendez-vous, qui permet entre autres, 2 mois plus tard, d'obtenir l'ATA. Une Allocation Temporaire d'Attente dérisoire; de 10`€ par jour, pour se loger, se nourrir et vêtir.
Un refus catégorique d'accorder un hébergement pour ces Somaliens en raison de leur statut de célibataire nous a t-on spécifié et d'un manque de places...
Une organisation des hébergements pour les expulsés quelque peu aléatoire, confuse mais habilement présentée.Ainsi la préfecture déclare avoir accordé une solution pour une cinquantaine de personnes. Elle ne dit pas qu'il s'agit d'un placement de de courte durée, en hôtel généralement, 10 jours au maximum.Au delà de ce délai, elle n'indique nullement si la garantie de l 'hébergement sera renouvelée définitivement. Elle n'annonce pas plus une augmentation de l'offre d'hébergement et du budget consacré à cette offre.Il est donc possible, voire probable, que sous peu, la problématique de cet hébergement spécifique et uniquement de la compétence de l'État ressurgisse avec tout autant d'intensité.
Faute de véritable création, la préfecture risque de pérenniser son turnover de la misère. Cette méthode qui consiste à loger pour un certain temps quelques familles tandis que d'autres restent à la rue, puis d'alterner. Logement de courte durée/ sans hébergement de plus en plus souvent.
Mairie de Rennes.
Dans la foulée, le Dal35 a organisé un rassemblement place de la Maire.pour une cinquantaine de demandeurs d'asile, toujours sans solution d'hébergement. De nombreuses organisations spontanément ont répondu à l'appel.
Le Dal35 a rencontré l'élu(e) de permanence qui a immédiatement signifié qu'il n'y aurait aucune aide particulière à attendre, pas même une ouverture de gymnase ou le moindre préau. A l'exception de celle accordée à ce réfugié somalien amputé; deux nuits d'hôtel. Ainsi la préfecture, malgré son discours du jour, n'avait pas jugé utile de classer cette personne comme étant prioritaire. Pourtant l'étude de l'accueil réservé à ce monsieur par la préfecture est actuellement en cours à la Cour Européenne des Droits de l'homme...
L'élu(e) a rappelé les engagements de la municipalité, les choses faites et à venir, les déclarations officielles dénonçant la politique d'accueil de la préfecture. Mais nié farouchement n'avoir rien fait concernant la réquisition du 280 route de Fougères.
Cependant durant ces dix semaines d'occupation, le Dal35 n'a cessé de solliciter l'aide la Ville de Rennes. Pour une aide matérielle et sanitaire,dont le seul résultat a été la mise à disposition de poubelles, et ce avec bien des difficultés ou le refus constant d'y placer des toilettes mobiles... .
Sollicité une aide politique réelle, conforme aux déclarations annoncées durant la liquidation de la réquisition Louis Postel. Mais aucun élu de cette municipalité, et la Ville de Rennes elle-même, n'a jamais évoqué publiquement ne serait-ce que le nom de cette réquisition : 280 route de Fougères. Aucun élu, aucun groupe politique représenté au conseil municipal ne s'est déclaré seulement indigné des conditions de vie de ces réfugiés.
Bien sûr il y a eu le communiqué de presse de la Ville de Rennes. C'est beau et sûrement vrai mais hélas trop tard pour avoir la moindre utilité. Il ne suffit pas d'être désolé ou de condamner un acte odieux a posteriori. Le dénoncer avant qu'il ne se produise nous semble une évidente nécessité. Et la Ville de Rennes avait la confirmation de l'expulsion depuis le vendredi précédent...
Le Conseil Général.
Confronté au refus de la Ville de Rennes d'apporter la moindre aide à des demandeurs d'asile, dépouillés de leurs effets personnels, le Dal35 soutenu par des militants de diverses organisations a occupé le centre social Kléber durant deux heures. Un représentant du Conseil Général nous a expliqué ne pas pouvoir, dans son analyse, prendre en compte la protection des personnes; dussent-elles devoir dormir dans la rue et sous les pluies torrentielles. Sa fonction étant de protéger les lieux, les données informatiques et le matériel, il a donc en conséquence très naturellement demandé le recours de la force publique.
Point de chute : Chevaigné.
Conseil Général, Ville de Rennes, Préfecture, au final, ont eu la même attitude. Quelles que soient les justifications, chacun a fait en sorte que ces migrants restent à la rue.
Dans la soirée le Dal35 a investi une ancienne auberge sur la commune de Chevaigné. Sans eau, sans électricité, sans sanitaires. Un squat de fortune où une cinquantaine de demandeurs d'asile ont dormi avec pour seul confort quelques couvertures... Le seul objectif étant de pouvoir dormir à l'abri des intempéries, de récupérer après tant d'acharnement.
Organisations, partis politiques, syndicats, collectifs, associations,etc, ces personnes ont besoin de votre soutien maintenant
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