Tours: répression policière à la fac

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sarahfoetus
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Tours: répression policière à la fac

Message par sarahfoetus » 01 avr. 2009 10:28

TOURS, 31/03/09 : RÉPRESSION POLICIÈRE ENVERS DES ENSEIGNANTS-CHERCHEURS ET
DES ÉTUDIANTS

Suite à neuf semaines de grève nationale du monde universitaire qui n'ont
eu d'écho que le mépris du gouvernement, la coordination nationale
universitaire a appelé à la démission massive des enseignants-chercheurs
de leurs fonctions administratives.
Mardi 31 mars, 70 enseignants-chercheurs de l'Université François
Rabelais de Tours répondent à cet appel en mettant en scène leur
démission. Puis, avec des étudiants, ils décident ensemble d'un sit-in
pacifique sur le carrefour Anatole France en vue d'informer la population
de leur initiative. Quelques minutes après leur arrivée, une voiture de
police tente de se frayer un passage au milieu des manifestant-e-s qui le
leur refusent dans un premier temps. Puis le cortège s'écarte pour
laisser passer la voiture et c'est alors que l'un des manifestants tape sur
le capot. Les policiers sortent, attrapent celui-ci et le mettent à terre
si violemment que son visage est en sang. Profs et étudiant-e-s tentent de
s'interposer, un professeur reçoit un coup de matraque dans les côtes.
Pour disperser la foule, les policiers utilisent des lacrymogènes : une
enseignante est gazée à 5 cm du visage. Ils embarquent le manifestant qui
avait frappé sur la voiture, le groupe obstrue le passage de cette
dernière. Le conducteur accélère, blessant plusieurs personnes et
manquant d’écraser une étudiante… a-t-on évité le pire ?
Résultat des courses : l’enseignante gazée est emmenée à
l’hôpital par les pompiers ; idem pour le professeur frappé, avant que
la police ne vienne l’y récupérer pour le placer en garde à vue. Deux
étudiantes sont également blessées au genou et à la poitrine, et le
manifestant interpellé est au commissariat.

Il y a un mois déjà, le président de l'université de Paris IV Sorbonne
mettait en garde le gouvernement contre les attitudes policières
répressives, seules réponses à la contestation estudiantine, et
rappelait la responsabilité des dirigeants en cas de débordements. Il est
inadmissible que les forces de l'ordre puissent, en toute impunité,
s'accorder le droit d'intervenir de cette manière. C'est pourquoi nous
allons déposer plainte pour mise en danger de la vie d'autrui, coups et
blessures.
Nous condamnons l'attitude hypocrite et manipulatrice de Loïc Vaillant,
président de l'Université de Tours, qui d'un côté manifeste son soutien
au professeur arrêté mardi 31 mars, mais qui de l'autre n'a pas hésité
à envoyer à plusieurs reprises des policiers en tenue anti-émeute dans
le but d'expulser des étudiants occupant pacifiquement la faculté des
Tanneurs.

Le mouvement universitaire est un mouvement national et légitime qui
refuse la libéralisation de l'éducation, et plus globalement de la
société. C’est pourquoi nous dénonçons toute tentative de le museler,
que ce soit à travers la répression médiatique, administrative ou
policière. On aura beau faire taire les messager-e-s, le message, lui,
restera et s'amplifiera. Nous appelons donc chacun-e à rejoindre le
mouvement et à construire ensemble des alternatives.

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momo mib
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Re: Tours: répression policière à la fac

Message par momo mib » 01 avr. 2009 11:26

Transe 3 a écrit :Colmar : un lycée privé de subventions
- Les élèves rassemblés ce matin au lycée Camille See -

Les élèves rassemblés ce matin au lycée Camille See

Le maire de Colmar Gilbert Meyer coupe les subventions au lycée Camille See parce que des lycéens ont manifesté.

Gilbert Meyer n'a pas apprécié le comportement d'élèves du lycée Camille See lors de la manifestation du 19 mars dernier. Il a décidé de supprimer les subventions que la municipalité octroie aux voyages scolaires de l'établissement.

La lettre du maire de Colmar au proviseur du lycée évoque un groupe de lycéens qui "s'est distingué par son comportement et ses slogans contre la police et le gouvernement" lors de cette manifestation.
" L'itinéraire de la manifestation initialement prévu n'a pas été respecté" et "une trentaine de lycéens s'est maintenue un certain temps place de la Gare, malgré l'ordre de dispersion", observe le maire qui "estime que ces dérives ne sont pas acceptables.
Au coin, sinon pas de chocolat.
Bientot, faudra une carte de parti pour passer le bac.
Mouarf

sarahfoetus
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Re: Tours: répression policière à la fac

Message par sarahfoetus » 17 avr. 2009 11:53

Et ça recommence... la police est timbrée par chez nous...

*A Tours, concert de solidarité = violences policières*

/Ce jeudi soir, 17 avril, un concert de soutien à la Fac des Tanneurs,
aux embastillés de l'OTAN, organisé par les étudiants en lutte et le
Collectif anti-répression./

L'après-midi, des débats, des projections de films (dont un sur le
sommet de l'Otan de Strasbourg). Enfin, à 19 h, le concert. De la
musique, du fun, de la discution politique. L'autogestion a fonctionné à
plein tubes. Autour de stands, de bouffe et de boisson à prix libre, la
soirée s'est très bien passée, regroupant un public large autour de la
question de la répression, et bien sûr du soutien à nos 3 camarades de
Tours, en attente de leur procès du 5 mai.

Vers 23 h 30, le concert touche à sa fin, nous rangeons, faisons un
premier coup de nettoyage en attendant demain. Du monde quitte déjà le
site, pour aller chez les uns, chez les autres.

Quelques minutes plus tard, nous apprenons l'arrestation de personnes
qui étaient au concert. Après recoupement d'infos, il apparaît que
l'arrestation ne s'est pas passé dans la douceur et que les marionnettes
de l'état ont encore eu la main lourde. Sur place, quelques rues plus
loin, le sang est là, les traces laisse penser que les personnes
interpellées ont passé un sale quart d'heure. Des témoignages rapportent
que les flics ont coincé des visages sous leurs rangers, que des
lacrymos ont été tirés, que peut-être des os ont morflés. Les pompiers
ont du emmener certaines personnes, non arrêtées, mais présentes lors
des évènements, avec des crises liés aux gaz des lacrymos.

Ils seraient deux dans le comico, les visages dépouillés.

Que penser de cet évènement ?

Que la fête en lutte, ou la lutte en fête, dérange ? Un concert en
soutien à des militants inculpés, une solidarité spontanée envers des
camarades, sont encore propices à des violences policières.

Que la police se croit tout permis ? Nous aurons encore le droit à un
mea culpa de la part des autorités, du discours habituel sur les gentils
policiers qui font bien leur travail. Qui nous protègent ? Ils protègent
les banquiers qui nous mettent sur la paille, les dirigeants du monde
qui se partagent la planète à coup de chars et d'avions de chasse, les
patrons qui délocalisent leurs usines, licencient, restructurent et qui
se font encore plus de tune sur notre dos.

/*Ce jeudi soir, 17 avril, la police a encore frappé. Et c'est le rouge
dans le caniveau, des larmes sur les joues et un étau qui se resserre
jours après jours sur nos libertés, nos luttes, notre espoir de changer
ce monde.*/

*Police partout, Justice nulle part !*


____________________________________________________________
Témoignage de la fin de soirée du 16 avril ...

Un concert de soutien à été organisé dans la salle "Thélème", à la fac des
Tanneurs à Tours en soutien aux inculpés de Strasbourg.
Une demi dizaine de personnes ont ramené le matériel sono chez eux. Ils
chantaient sur le trajet. La police municipale a commencé à leur faire la
morale, et leur a demandé une pièce d'identité. Tout le monde à refusé et a
commencé à rentrer dans la cour de l'immeuble où ils allaient.
La police est entrée dans la cour et a saisi deux personnes dont une très
violemment par la gorge puis ils les ont trainés dehors. Leurs amis se sont
interposés. La PM, après l'avoir maîtrisé s'est acharnée à lui frapper la
tête contre le sol. ils l'ont maintenu ainsi très violemment, face au sol,
pendant 5 à 10 minutes. Alors qu'il saignait abondamment.
Le seul qui a voulu protéger son ami de la violence policière a subi le même
sort. Puis la municipale a menacé les autres avec ses chiens et leur ont
vidé des gazeuses de lacrymogène à bout portant sur leur visage.

Les deux saisis ont été embarqués apr la police.
Les pompiers ont dû être appelés pour l'une des trois personnes abondamment
gazées.

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