La manifestation organisée à Landivisiau (29) ce samedi à l'appel de "Jeune Bretagne" s'est achevée peu après 15 h. Des échauffourées se sont produites entre ce groupe d'une centaine de personnes défendant "L'emploi breton d'abord" et des contre-manifestants.
Contrairement à ce que les organisateurs avaient prévu, les participants n'ont pas pu défiler dans les rues de la ville. Ils sont restés à hauteur du rond-point du supermarché Casino de Landivisiau. Les gendarmes ont dénombré une centaine de participants.
Des échauffourées se sont produites entre les membres de "Jeune Bretagne" et un groupe d'une centaine de contre-manifestants qui a répondu à un appel lancé par le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), la CNT et les Libertaires.
Aucun contact direct n'a été observé entre les différents protagonistes, séparés par une cinquantaine de gendarmes venus de Morlaix et de Landerneau, mais des jets de cannettes et de fusées de détresse ont eu lieu peu après 13 h.
Une partie des membres de "Jeune Bretagne" venus de Paris se sont rendus en car à Landivisiau pour prendre part à la manifestation.
"Jeune Bretagne" se définit comme "un rassemblement de Bretonnes et Bretons sensibles à leur identité régionale, nationale et européenne". Ce groupe fait partie de la nébuleuse des organisations dites "identitaires".
Le rassemblement de "Jeune Bretagne" avait initialement été interdit par le maire de Landivisiau. Mais les militants avaient finalement obtenu gain de cause en justice devant le tribunal administratif de Rennes, lequel a annulé l'arrêté municipal d'interdiction.
Les militants de "Jeune Bretagne" ont prévu de se retrouver en fin de journée à Guerlesquin (29), à la Maison de l'identité bretonne, dont la création avait suscité une polémique, des habitants de la commune redoutant l'installation d'une base "d'extrême-droite".



Quelques vidéos du face à face, un vrai bide pour les fafs, puisque ils n'ont pu dépasser le panneau d'entrée de Landivisiau, et ont dû se résigner à abandonner le projet de défiler dans les rues. Ils sont sagement rentrés dans leur bus après avoir récité un petit discours sous les huées des contre-manifestants. A noter la présence du fondateur de novopress Fabrice Robert, ancien chef d'Unité radicale et président du Bloc identitaire. On espère que suite à cette loose, ils auront compris qu'ils ne sont toujours pas en Terre Sainte par chez nous! Après leur débâcle, ils n'ont plus qu'à claquer la modique somme de 20 euros (!) pour subir Hotel Stella et les interventions, je cite, "des cadres du parti" (j'espère que le jambon-beurre est prévu dans le paf!)



